lundi 30 novembre 2009

Les Cheveux trop Longs.





Sean Kinney . Mike Inez . Jerry Cantrell . Layne Staley
L.Staley que Dieu ais son âme.









dimanche 29 novembre 2009

mercredi 25 novembre 2009

Catastrophe.


Moi, là, je crois que vous êtes complètement intoxiqués par une sorte d'animatrice culturelle qui vit dans votre salon de bungalow d'esti fuck ! Je le dis comme je le pense "bungalow d'esti fuck" et la reine de ce bungalow d'esti fuck est une animatrice qui vous dit quand pleurer quand pas pleurer quand rire quand sacrer, tout ça pour qu'elle puisse vous dire quoi acheter ! C'est pour ça qu'elle est là, l'animatrice ! Je pense même que son prénom c'est Annie et son nom c'est Matrice ! Vous êtes pognés à vie dans votre Annie Matrice et elle vous esclavagise, elle vous consommatise, vous ikéatise, vous pharmaprise, vous carrefourise toute la gang, esti ! Mcdonalisé jusqu'à la moelle de boeuf 100 % mort, calisse de crisse !
Quoi ça "change ton vocabulaire parle pas de même devant ta mère" ? Je parle justement ma langue maternelle ! J'en use jusqu'à la corde à me pendre ! Je préfère faire usage de mon vocabulaire destroy plutôt que de me faire fourrer par une télé qui va finir par me gercer le trou du cul à force d'allers retours ! Je suis heavy ! Vous le méritez !


Si on pouvait faire en sorte que quand on fait une chose une fois, une seule fois, on n'a pas besoin de le refaire ! Vous, Madame, vous imaginez-vous le bonheur ? Le fait d'avoir attendu une seule fois l'autobus, ça fait que tsé : quelque chose se passe qui fait que vous ne l'attendez plus. Une affaire naturelle se mettrait en place tout de suite, y est déjà là. Tsé. Ce serait comme un avantage appréciable. Vous avez mal à la tête une fois, après c'est bon, c'est faite, c'est réglé. Pour les affaires le fun, c'est vrai que ça peut être plate ! C'est vrai que si, parce que t'as fait l'amour une fois, tu le referas plus sous prétexte que tu l'as déjà fat, oui, c'est plate ! Mais je pense que ça peut être arrangeable ! Tsé. Pour pouvoir refaire une affaire le fun, tu dois refaire une affaire plate. Genre : tu veux encore faire l'amour, ben va falloir aller attendre l'autobus ! Donnant-donnant !
Ça peut être l'autobus qui te conduit chez ta blonde ! Tsé.



Quelques paroles de Murdoch.
Extraits ; Assoiffés de Wajdi Mouawad







LE TEMPS EST FLOU, LES GENS SONT FOUS.

mardi 24 novembre 2009

Grace.


Sa voix remplit la salle pittoresque, "Cabaret" à Chicago. Sa chemise ouverte colle sur sa peau tout en sueur.
Les yeux rivés sur ses doigts pinçant les cordes, elle le trouve d'une beauté incomparable.
Un silence. La dernière note c'est éteinte. Il ferme les yeux, remercie son maigre public et se dirige hors de la scène.
Elle réajuste le sac sur son épaule, passe une main dans ses cheveux. Elle essais de se failler un passage à travers ce petit tas de personnes, quitte enfin la salle, le regard bas.
La fraîcheur de la nuit, lui monte au nez. Après une cigarette allumée, elle s'enfonce dans une ruelle, se pose contre un mur face à une porte totalement délabrée.
La porte s'ouvre doucement, elle l'aperçoit. Il lève son regard vers un réverbère à la lumière orangée.
Elle :_ Jeff ?
Son regard se porte alors sur elle. Un sourire léger se dessine.
Lui :_ J'ai faim.
Il vient lui caresser la nuque, enfouit son visage dans ses cheveux épais de boucles, puis lui embrasse le front.
Tout deux, dans un café miteux avec pour seule compagnie quelques vieillards s'alcoolisant. Il ingurgite avec rage un steak et quelques haricots. Elle l'observe un instant et plonge ses yeux dans son thé au citron au goût douteux. Il avale d'une seule traite son verre d'eau, se lève énergiquement pour enfin poser un billet froissé sur la table. Son thé n'est pas finit, ils partent.
Après une marche silencieuse,quelques marches grimpées, elle ouvre timidement la porte de son appartement. Les affaires posées, elle met en route un cd.
Assit sur le canapé, la tête renversée, sa chemise sent encore la transpiration de la salle.
Un regard furtif par la fenêtre, elle s'avance vers lui, passe sa main dans ses cheveux. Il lui touche du bout des doigts le menton.
Une nuit fauve, s'en suit. La chaleur étrange, la beauté des gestes. Un seule âme.
Quelques heures plus tard, il se lève. Son corp nu cherche ses affaires.
Il part, ne laissant que sa transpiration et un je t'aime maladroit sur la porte du frigo.

Echarpe.


L'âme clouée à l'Autel du Diable.